he's got a tye dyed rancid shirt he wears his birkenstocks to work - is he a jerk? no! just confused



Je sais pas si c’est 2026 ou une planète à la con qui a dévissé, mais je me sens prête pour la bagarre. NOFX en boucle, signe qui ne trompe pas. Et Trump qui rejoue le Venezuela pour le pétrole (cette impression poisseuse que l’Histoire semble vouloir faire une cover de l'ère Bush), forcément, ça inspire une playlist dans la vibe here we go again. Il y a ce côté reprise d’énergie brute après l’hibernation, guitares qui lâchent un «ok, j’y vais quand même», humour un peu acide, colère joyeuse mais lucide. Pas la révolte grandiloquente, juste des converses trouées et le regard droit.



(vraiment, le mood que j'apporte pour ce mois de janvier)

À part ça, très bonne semaine en compagnie du nouvel amour de ma vie: mon chihuahua, qui m’inspire de jour en jour. Ma figure féministe ultime. Après avoir dû la séparer d’un autre clebard auquel elle avait clairement décidé d’arracher les couilles. Francette Wittig, si jamais on la demande. Non, vraiment. Elle fait honneur à son pédigrée. Je sais pas si c'est ma personnalité qui attire tous les chiens siphonnés, mais s'il existe un dieu, je le remercie de mettre sur mon chemin tous les fous du bus canins.

J’ai aussi décidé de faire une liste de résolutions, parce que l’air de rien, j’en avais fait quelques-unes l’année dernière, et, contre toute attente, je les avais tenues. Oui, je sais, c’est presque criminel de se surprendre soi-même. Alors cette année, je retente l’expérience. Pour la science, évidemment. Pour observer les lois immuables de l’univers quand on prend ses désirs pour des plans. Et aussi pour avoir le plaisir coupable de rayer des lignes (car je ne vis que listes).  Bref, je m’y mets, cynisme en sac banane 80s, prête à noter tout ce que je refuse, tout ce que je veux, et tout ce que je vais probablement ignorer.

Ne pas devenir une femme apaisée. Jamais.
Arrêter de faire semblant de ne pas comprendre quand je comprends très bien.
Ne plus sauver les gens qui confondent naufrage et personnalité.
Écrire ce blog comme si personne ne m’attendait. Parce que personne ne m’attend.
Ne pas débattre avec des gens qui utilisent quand même comme argument.
Faire de mon intuition une autorité administrative.
Me méfier des gens très calmes: ils ont souvent un podcast.
Ne pas adoucir mon propos pour ménager des carrières qui n’existent pas.
Accepter que certaines révolutions finissent en tote bag.
Rester ingérable, mais cohérente.
Me rappeler que la paix intérieure est rarement compatible avec les cons.
Ne pas guérir de ce qui me rend vivante.
Ne plus expliquer mes silences. Ils sont généralement mérités.
Lire les conditions générales des gens, pas seulement celles d’Instagram.
Faire confiance à mon agacement. Il est souvent bien informé.
Continuer à avoir mauvais caractère. C’est un radar.
Laisser les gens mal à l’aise. C’est formateur.
Refuser les demi-mots, les demi-choix et les demi-couilles.
Ne plus avoir d’opinion sur tout. Choisir soigneusement mes haines.
Préférer le dissonant au confortable.
Laisser mes goûts me précéder.
Refuser la version présentable de moi-même.
Partir sans expliquer.
Rire au mauvais moment.
Laisser certaines choses mourir sans cérémonie.

Et écouter du pop punk. Beaucoup de pop punk.

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