Deux jours d’affilée avec grand soleil. Autant vous dire
que j’ai un sourire bright collé sur la gueule depuis 48h. Déjà parce que ça m’a
permis d’aller bouffer chez les potes (chose que je repoussais depuis mille
ans) et surtout, ça m’a redonné le goût à faire des trucs du genre regarder le
ciel en écoutant Jessie Ware, Goldfrapp et Robots in Disguise. J’ai aussi
acheté ce Gala avec en une JFK Jr et Carolyn Bessette pour accompagner mon
coffee latte (j’ai décidé de me mettre au café cette année, enfin déca le café,
j’ai toujours pas sauté le pas de l’adultat, queenager 4 life).
J’en ai profité aussi pour lancer la série Industry histoire d’avoir un bruit
de fond pour terminer mon tricot en cours. Plutôt pas mal. Après, je reste une
femme simple. Si vous me mettez Kit Harrington quelque part, je vous signe n’importe
quoi. Mais j’aime bien ces personnages qui se croient brillants et affamés de
réussite sans véritablement savoir pourquoi. La peur de l’échec qui drive. Je
sais pas. Pourquoi pas juste faire du jardinage. Ca me conforte dans l’idée que
l’ambition, c’est vraiment un truc de psychopathe. Je sais pas si j’irai jusqu’à
la saison 4 mais pour le moment, ça fait le taf.
Y a aussi ce livre que j’ai plutôt bien aimé, Cleopatra
and Frankenstein, de Coco Mellors (qui est en train de devenir mon écrivaine
chouchoute pour 2026). Je l’ai attrapé sans trop réfléchir, quand t’es de bonne
humeur, qu’il fait beau, que tu te crois stable, et que t’as l’impression que
plus rien ne peut vraiment t’atteindre.
Au final, c’est qui qui m’a chopé.
C’est une histoire d’amour à New York, mais pas celle qui te donne envie d’y
croire. Plutôt celle qui te rappelle pourquoi tu t’es déjà laissée embarquer
dans une relation en pensant que l’amour allait faire le boulot de fond. Cleo
est artiste, fauchée, anglaise, un peu trop ouverte au monde. Frank, lui, il
est plus âgé, installé, rassurant. Il a une vie qui tient, un cadre, de l’argent,
des certitudes. Le genre de mec qui te fait croire que si tu te colles à lui,
tout va se mettre en place par ricochet.
Ils se marient vite. Trop vite. Comme on s’accroche à quelque chose de solide
quand on doute encore de soi. Et forcément, ça commence à grincer. Pas dans le
grand drame. Dans le détail. Dans ce moment très précis où tu réalises que tu
fais un pas de côté pour que l’autre soit bien. Puis deux. Puis que tu t’installes
là-dedans sans t’en rendre compte.
La disparition douce. Personne ne force. Personne ne crie. Tu t’effaces toute
seule, à coups de compréhension, de patience, de maturité. Jusqu’à ce que tu te
réveilles un matin avec cette pensée pas très élégante mais très claire: ok,
là, je suis en train de me perdre.
Ça m’a parlé parce que je connais cet endroit. Pas forcément cette histoire-là,
mais ce mécanisme. Cette confusion entre être adulte et encaisser. Entre aimer
et se taire. Et ce moment où tu comprends que non, être adulte, ce n’est pas
porter l’immaturité des autres pour que la relation survive.


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