Ca et une série anglaise sur des zombies.
Regardez In The Flesh. Et écoutez Memoir Of A Sparklemuffin.
shambolic gonzo - part II
Le vol vers le sud te change la perception du monde. Somewhere devient Nowhere, Nowhere devient Somewhere. Partout devient un peu nulle part. Et puis l’Australie. Le soleil qui te frappe en pleine figure et te fait pleurer comme une idiote parce que tu viens de laisser derrière toi une ville qui n’a jamais été chaude. Londres transforme la chaleur en mythe. Le temps et le lieu se mélangent, tout devient légende dans ta tête.
Je suis ici pour écrire. Pas pour le tourisme. Pour écrire, il faut de la distance. Le froid de Londres me rend incapable de penser. Ici, je m’étale sur l’herbe, sur un vieux banc, sous un gum tree, avec un laptop qui chauffe plus vite que moi et des mouches qui me jugent. Le soleil fait moitié du boulot. Les oiseaux, les insectes, la chaleur, tout rythme mes phrases. Écrire devient un rite. La distance transforme la mémoire en portail. Chaque rivière, chaque buisson, chaque bruit devient un fragment que je peux trafiquer jusqu’à ce qu’il devienne réel sous mes doigts.
Ce soir, j'ai bouffé des pâtes froides direct dans la casserole en scrollant des photos de brunch à 18 balles, avant de regarder The Florida Project de Sean Baker. C'est mon truc, ça, le décalage des valeurs. Ca faisait longtemps que je voulais voir ce film. C'est le seul de Baker qui me manquait.
Le truc que j'aime chez lui, c'est qu'il ne te vend pas du misérabilisme propret pour public de festival. Il filme Moonee, six ans, qui passe son été à cramer des bâtiments abandonnés et à foutre le bordel dans des motels pourris de Kissimmee, en Floride. Sa mère Halley galère à payer la chambre en vendant des faux parfums. En fond sonore: les châteaux DisneyWorld qui brillent comme une promesse de merde inaccessible.

Ce qui me tue, c'est que le film refuse de choisir son camp. Il ne montre pas une gosse pauvre mais courageuse ou une mère victime du système. Il suit juste des gens qui font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Moonee elle s'en bat les couilles de la précarité, elle vit avec ce qu'elle a arraché, elle invente son propre royaume avec trois bouts de ficelle et une imagination qui vaut tous les parcs d'attractions du monde.
Baker filme ça comme un conte de fées cracra, avec des couleurs flashy de carte postale et une liberté qui te file le vertige. Parce que oui, c'est beau, cette enfance qui explose dans tous les sens malgré la violence quotidienne. Et c'est justement ça qui fait mal: voir que la magie existe même là où elle ne devrait pas, juste avant que le réel te rattrape à la gorge.
J'ai tenu ma promesse aussi d'écouter un peu autre chose que de la pop. J'ai quand même relancé Joanne, de Lady Gaga, mais seulement parce que j'ai l'impression que 2016 me colle aux pompes. Vraiment, réécoutons ce disque. Mais c'était ma seule incartade avec Collins. J'ai Country Girl de Greet Death qui me tourne en boucle, aussi. J'aime bien cette chanson, elle pourrait figurer sur la soundtrack de ma vie. Syndulla, de she's green, également. On m'a dit au travail que j'avais meilleur teint. C'est l'effet du rock alternatif sur moi.
Et See you heaven, de Softcult. Comment j'ai failli oublier Softcult.
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(comme sur un site sérieux, mais avec une bouteille de vodka et des gants de boxe)
Qui suis-je?
Quelqu’un qui parle aux murs et qui espère qu’ils répondent avec un GIF.
Que trouve-t-on sur ce blog?
Des textes. Des listes. Des obsessions culturelles. Des tentatives de mise en ordre d’un cerveau légèrement surchargé.
À quelle fréquence ce blog est-il mis à jour?
Quand j’ai trop réfléchi à ma médiocrité et qu’il faut l’écrire pour la partager.
Pourquoi écrire un blog en 2026?
Parce que le monde est saturé de contenus inutiles et que j’aime aggraver le problème.
Est-ce un blog personnel ou professionnel?
Personnel, donc bordélique.
Parle-t-il de sujets précis?
Oui: culture, livres, chiens tyranniques, et crises existentielles à heures fixes.
Y a-t-il une ligne éditoriale?
Oui. Jeter des idées comme des briques dans un mur.
Faut-il tout lire dans l’ordre?
Oui, mais je décline toute responsabilité sur les traumatismes.
Est-ce que ce blog a une ambition?
Être lu par erreur et rester.
Puis-je être en désaccord avec ce qui est écrit?
J'espère bien, sinon je suis profondément désolée pour vous.
Pourquoi tant de listes?
Parce que mettre des puces est plus thérapeutique que de mettre mes doigts dans la prise.
Pourquoi autant de références culturelles?
Pour me donner l’air intelligente pendant que je rate ma vie.
Est-ce que tout est vrai?
Malheureusement, oui.
Est-ce que l’autodérision est une stratégie?
Non. Je l’utilise pour faire croire que je maîtrise quelque chose.
À qui s’adresse ce blog?
À ceux qui croient qu’un blog peut changer le monde. Ha ha ha. Non.
Puis-je me reconnaître dans ces textes?
Oui. Vous allez commencer à parler à votre chien en citations de ce blog.
Pourquoi ce ton?
Parce que je teste le public. Vous avez survécu jusque-là, bravo.
Y aura-t-il une conclusion un jour?
Non. Ce blog est comme ma vaisselle: ça s’empile, ça pourrit et personne n’y touche jamais.
Puis-je revenir?
Oui. Vous pouvez même amener du thé et de la cocaïne.