Pâtes carbonara végé et remise à zéro de The Crown. Voilà où j'en suis. J'avais regardé la dernière saison d'un œil tellement distrait que je pourrais difficilement dire ce qu'il s'y passait, ce qui me paraît être une raison tout à fait valable pour reprendre depuis le début. On ne sait jamais, j'ai peut-être raté un meurtre, un divorce ou un scandale constitutionnel entre deux scènes de thé avec la reine.
Et puis il y a Margaret.
Je veux bien reconnaître beaucoup de choses à cette série mais je reste personnellement très attachée à mon bébé Margaret, et je n'ai toujours pas digéré tout ce qu'ils lui ont fait. Cette femme aurait pu avoir une vie parfaitement normale si on lui avait simplement foutu la paix cinq minutes. Au lieu de ça: la monarchie britannique, les hommes, l'alcool, les robes magnifiques et une quantité absolument déraisonnable de décisions catastrophiques. Une grande sœur en somme.
Sinon, j'ai fini par craquer et j'ai acheté Joy Sorman et, dans la foulée, Dents noires et sourires radieux, d'Adelle Stripe. Ce qui confirme une nouvelle fois que j'ai un truc avec les histoires de working class losers, de gens qui fument trop, qui n'ont pas de thune, qui font des trucs pas très recommandables et qui traînent leur existence avec une sorte de grâce déglinguée. Internal bourgeois gaze. On a toutes et tous un trait problématique, comme dirait les jeunes.
Dans le même genre, j'ai commencé Ici, maintenant, de Tom Newlands, qu'on m'avait offert. Je précise qu'il s'agit d'un cadeau d'anniversaire reçu avec une avance qui me semble parfaitement raisonnable puisque mon anniversaire est le 25 octobre. Pour celles et ceux qui viennent d'arriver. 25 octobre. C'est un samedi cette année. Je dis ça comme ça. Vous faites ce que vous voulez de cette information.
J'ai aussi très envie d'aller voir le nouveau film d'Olivia Wilde, L'Invitation. J'ai lu un papier dessus dans le dernier Marie Claire ce matin, avec mon thé et mes tartines d'avocat, ce qui est probablement la manière la plus bourgeoise que j'ai jamais trouvée de préparer une sortie au cinéma. La bande-annonce a en tout cas parfaitement fait son travail. J'ai compris suffisamment de choses pour avoir envie de voir le film mais pas suffisamment pour savoir ce qui va se passer, donc me voilà piégée. Très efficace.
Je rajoute aussi Camarade à la liste des trucs à regarder, la série annoncée sur Arte pour septembre. Je ne sais pas encore exactement ce que ça va donner mais il y a des séries dont on entend parler deux fois et qui commencent immédiatement à occuper une petite pièce dans votre cerveau. Celle-ci a pris la sienne. On verra si elle la mérite.
Et puis il y a le dernier disque de Lex Walton, qui tourne en ce moment. Je vous le pose là parce que parfois il n'y a pas besoin d'un grand paragraphe de justification : allez écouter le disque, voyez ce que ça vous fait, revenez me voir ensuite.
Voilà.
Je vais donc continuer à manger des pâtes, regarder des aristocrates anglais souffrir dans des palais de douze kilomètres carrés, lire des histoires de gens qui ont probablement moins d'argent que moi et écouter des disques en prétendant que tout ceci constitue une forme de stabilité émotionnelle.
Ce qui, à mon avis, est largement suffisant pour la semaine qui arrive.
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