last night at sugar's bar



Je fais une énorme fixette en ce moment sur ces chaussures de Camille Rowe. Pas véritablement le motif mais les talons compensés me manquent. C'est le problème avec le fait de prendre de l'âge et d'être passée par la covid. Je ne vis que pour le confort.

Samedi grisaille. Je suis debout depuis 6h du matin à cause du connard d'un côté qui s'est mis à faire du sport en écoutant des musiques de merde. Le type ressemble à Jeremy Ferrari durant son era baby face alcoolique. C'est très déstabilisant. 

Sinon, j’ai commencé Margo's Got Money Troubles et c’est exactement ce à quoi je m’attendais. Une série sur des gens qui survivent financièrement comme on garde une vieille voiture en vie (en priant un peu et en ignorant les bruits inquiétants). Il y a cette esthétique très américaine de la débrouille triste, où les dettes, le sexe, internet et les pâtes au beurre finissent mélangés dans le même évier émotionnel. J’aime bien pour l’instant parce que la série a au moins l’élégance de ne pas transformer sa précarité en empowerment avec typo rose et slogan féministe vaguement sponsorisé. Tout le monde a juste l’air un peu fatigué, un peu seul, et à deux virements ratés d’un effondrement nerveux. Peut-être que je devrais aussi lire le bouquin.



Sinon, côté musique, je vous conseille très très très fortement d'écouter le dernier disque de Daughn Gibson. J'aime bien ce genre d'artistes, qui sort un truc magnifique puis se barre pendant plus de dix ans avant de revenir avec le même talent et la même intensité, comme si de rien était. Welcome back, sweetie. Tu nous avais manqué.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire