
Bon. Les news s'empilent dans un coin de mon cerveau comme du linge sale, et je culpabilise un peu de ne jamais vous en parler vraiment. Genre : je suis allée voir le nouveau Araki, et c'est ce matin, devant mes tartines de cottage cheese, que j'ai réalisé que je ne vous avais toujours rien dit. Dramatique. Le monde entier retient son souffle pour savoir ce que j'ai pensé d'un film sorti il y a un mois. Toutes mes excuses à la communauté internationale, je sais que vous avez souffert.
Bon bah écoutez, c'était très bien. Oui, un mois de retard, mais sincère, la review. Ça valait le coup d'attendre, tenez-vous bien. Plus sérieusement. Araki n'a plus rien à prouver à personne, et pourtant le voilà qui retrouve un peu son goût pour le sexe et les personnages complètement cramés. Bonne nouvelle pour un mec dont le cinéma entier tient dans la question «et si ces gens allaient encore un peu plus mal?». Les critiques, elles, sont divisées façon bataille de polochons. Certains trouvent ça trop sage, d'autres sont ravis qu'Araki revienne foutre le bordel dans le cinéma contemporain. Moi j'ai passé un super moment, ce qui est probablement la seule info qui compte dans ce paragraphe, gardez ça.
Et Olivia Wilde? Formidable, on va pas y aller par quatre chemins. Même Florence Pugh a dû l'admettre, ce qui est ma façon très subtile de faire vivre encore un peu le beef de la promo de Don't Worry Darling dans un texte qui, à la base, parle d'autre chose. J'y pense au moins une fois par jour, ce qui est beaucoup trop pour un événement qui n'a aucune, mais alors aucune incidence sur ma vie. Faut bien un hobby.
Sinon la rentrée arrive, donc forcément, sorties de livres. J'en mets trois de côté parce que j'essaie d'être raisonnable et de finir ceux qui attendent déjà (oui, j'ai décidé de devenir quelqu'un qui termine ses livres). Pour l'instant je suis surtout quelqu'un qui a pris une décision. C'est un début. Le triptyque en question, chez Le Gospel Éditions. Les Quelques unes d'Amélie Hamad, Châteaux de cartes de Marie Delta, et Déchirer le brouillard de Pauline Le Gall. J'en reparlerai sûrement sur le Bad Girls Book Club, mais autant vous le dire tout de suite: commandez-les les yeux fermés. Sauf celui de Pauline Le Gall, pas encore, il faudra patienter un peu, visiblement.
Et sinon je suis en train de quitter mentalement l'ambiance août pour basculer direct en mode septembre. Aucune idée du moment exact où c'est arrivé. Y'a quatre jours j'étais encore en terrasse imaginaire, verre à la main, et là d'un coup j'ai envie de pizza, de plaid et de pluie. Peut-être parce qu'il pleut depuis trois jours, cela dit. J'aime la pluie et l'humidité, venez me faire un procès si ça vous chante.
J'ai aussi repris Interview with the Vampire en cours de route, parce que les meilleures adaptations de vampires sont celles avec des concerts de rock et des pantalons de cuir. Règle que je viens d'inventer à l'instant mais qui me semble solide comme du béton. Je veux des vampires qui traînent des problèmes de famille depuis trois siècles, des gens qui regardent par la fenêtre avec une intensité complètement disproportionnée, et une bande-son qui donne envie de prendre de très mauvaises décisions.
Bref. Pour cette rentrée qui n'en est pas encore vraiment une, entre la pluie, les pizzas, les vampires en pantalon de cuir et mes tartines de cottage cheese, j'ai au moins une bande-son. C'est déjà pas mal.




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