
La créatrice de Derry Girls a un nouveau projet. Ça s'appelle Wildwood, ça se passe à l'été 2000, direction New Jersey, mode Jersey Shore period-accurate. Un groupe d'étudiantes irlandaises larguées dans la nature comme des animaux relâchés dans la savane sans GPS. La description officielle: "no money, no visas, no plan, no clue." Aucun argent, aucun visa, aucun plan, aucune idée de ce qu'elles foutent là. Le CV parfait pour à peu près n'importe quel métier créatif en 2026.
Sinon, journée calme, dans la mesure où "calme" veut dire j'ai fait quinze trucs et je m'en souviens à moitié. Levée, séance de luminothérapie, Rosario Dawson qui me lit Artemis dans les oreilles (cette femme pourrait me lire la notice d'un aspirateur, je signerais quand même). Porridge banane-fraise-noix de coco, noix, chocolat noir à 95%, parce que le 99% c'est mon Everest et je campe encore à la base. Nouvelle sculpture sur argile (enough les vide-poches) j'ai eu une révélation cette nuit, une ligne d'objets un peu moins "cadeau de CP à la fête des pères" et un peu plus "on a enfin compris ce qu'est le goût". Un peu de collage aussi, en regardant ENFIN la dernière saison d'American Horror Story (sorry not sorry, je regarderais Kim Kardashian jouer la comédie même filmée à l'iPhone dans un parking).
J'ai fini la journée en accueillant une pote pour un thé, uniquement parce qu'elle a lu ici que j'avais du PG Tea planqué pour lui faire un London Fog (on ne vient jamais me voir, je vis au fin fond du 15eme, un arrondissement qu'on ne visite qu'en cas de force majeure ou de rendez-vous chez le dentiste) (et moi-même je ne me déplace pour personne parce que tout le monde vit au fin fond d'un arrondissement, et celui-là n'est jamais le mien) (mais là, pour mon PG Tea et mon lait vanille, apparemment on traverse tout Paris en métro, en pleine canicule, en pyjama, comme en pèlerinage) (j'adore cette vibe, on dirait une secte, mais avec de meilleures infusions).
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