Je regardais Euphoria et Hunter Schafer est apparue à l'écran et j'ai eu cette pensée très sobre: putain, c'est une déesse. Non, vraiment. Je pense même que c'est comme ça que la religion a été inventée. Un de nos ancêtres a croisé quelqu'un qui lui ressemblait exactement, et il s'est dit que ça ne pouvait pas venir de la terre. Logique imparable. Elle a ce truc des femmes fatales des années 30, ce magnétisme qui donne envie de fumer des cigarettes dans un appartement sombre et de prendre de mauvaises décisions. Je veux la voir dans un film noir, Hollywood dorée, ombres expressionnistes, le tout. Je ne demande plus grand-chose à la vie, mais qu'on m'accorde ça avant que je crève.
Nouvelle semaine. J'ai un nombre indécent de trucs en cours et une capacité de concentration qui, disons-le, ne plaide pas en ma faveur. J'avais décidé, dans un élan d'optimisme qui ne me ressemble pas, de me foutre des horaires pour être sûre de tout faire et de ne rien remettre au lendemain. Sauf que j'avais oublié un détail d'importance : je suis capable de transformer une heure en un truc élastique et théoriquement infini. Résultat, l'heure ne finit jamais, et ce que je devais y caser non plus. Je suis à deux doigts de tester la méthode qui consiste à mettre ses fringues à l'envers et marcher à reculons pour rebooter son système neuronal. Oui, ça existe, oui, j'y ai pensé sérieusement.
A la place, j'ai eu l'idée lumineuse de relancer Girls. Premier épisode. Je ne sais pas ce que j'espérais exactement, peut-être la confirmation que Lena Dunham était bien une voix de sa génération. Ce qu'elle est. Juste pas nécessairement la meilleure. Et franchement, vous avez vécu ça comment, vous, à l'époque? Vous regardiez ces filles être absolument toxiques et vous les aimiez quand même, alors que vous étiez très probablement en train de cancel des potes pour exactement les mêmes raisons. Les années 2010, c'était un niveau de dissonance cognitive qu'on n'a pas encore vraiment soldé.
Sauf Jessa. Jessa, toi, je t'aime dans tous tes travers. Tu es la seule qui assume le chaos au lieu de faire semblant de le gérer.
Sinon, j'ai enfin écouté un peu de nouveauté et je ne peux vous conseiller que l'album Carve, de Kathryn Mohr. Je trouve qu'elle est parfaite si vous aimez marcher dans la rue en détestant la vie alors qu'il fait un soleil de plomb. Peut-être que je reviendrai bientôt avec une note sur mes dernières lectures (ça fait longtemps qu'on a pas parlé livre ici) (mais c'est aussi parce que je prépare mon podcast) (oui, un podcast, vous ne rêvez pas) (après, j'espère que vous n'êtes pas pressé) (je vais marcher à reculons, ça va peut-être me foutre un coup de pied au cul).



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