J'ai regardé le clip de Madonna pour Confessions on a Dancefloor Part II. Ou plutôt le short movie. Parce que Madonna ne fait pas de clips, elle fait des déclarations, et j'ai ressenti un profond cultural reset.
Déjà, heureusement que les femmes de 67 ans existent pour nous rappeler que les meilleures fêtes se font dans les toilettes. C'est un service public. Une transmission de savoir intergénérationnelle que l'Éducation nationale n'assurera jamais. Mais faire intervenir Kate Moss sur Hide The Cocaine, c'est encore autre chose. C'est de l'ordre du geste civilisationnel. Deux femmes qui ont survécu aux années 90, aux tabloïds, au male gaze industrialisé, et à peu près à tout ce que le monde de l'entertainment a pu leur infliger, et qui se retrouvent là, ensemble, à faire exactement ce qu'elles veulent, avec l'air de quelqu'un qui n'a plus rien à prouver depuis longtemps.
Je ne sais pas ce que vous avez regardé cette semaine. Moi j'ai regardé ça.
C'était suffisant.
(quelle femme, vraiment)
N'y voyez pas une apologie de la drogue et du sexe. La nouvelle génération n'aime pas, après, ils vont encore dire qu'on est cringe ou je sais pas quoi.
Mais comme disait ma tante Elfrida à ma mère le matin où elle m'a récupérée à moitié bancale à six heures du mat en train de me faufiler par ce que je croyais être la fenêtre (c'était la petite porte pour le chien) "il faut que jeunesse se fasse, que les jambes s'écartent et que les foies se noient".
RIP cioca. Tu étais une icône au même titre que la Vierge de Częstochowa.



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