ce soir, il faut qu'on se perde
The Weeknd écrit des chansons pour vendre des bagnoles et du sexe. C'est la réflexion que je me suis faite en écoutant One Of The Girls, tirée de la bo de la série The Idol. Quelque part, ça n'a rien de bien étonnant, les deux domaines étant intimement liés, c'est le cas de le dire, dans le cerveau des hommes. Je repense au gâchis de cette série, aux thématiques abordées. Elle aurait du être traitée par un regard féminin. Pas celui amoureux des années 2000 et des pantalons de jogging en velours rose. Non. Celui des retorses, sans concessions. Qui n'ont pas eu le temps d'être autre chose qu'elles mêmes, dans ce qu'il y a de plus mauvais. Celles abîmées, qui n'ont pas voulu l'ingérer, qui n'ont pas voulu se cacher. Celles who do coke. Je crois que c'est sans doute la vérité la plus dure à avaler, de la part de tous les camps: les femmes, tout comme les hommes, peuvent plonger dans l'excès, s’abandonner à des spirales d’alcool, de drogue ou de sexe, parce qu'au final, personne n'est à l'abri des ombres de l’humanité. C'est cette liberté d’errer qui est déniée, jugée comme un affront au féminisme ou une soumission implicite au regard masculin. Même celles qui prônent l’émancipation peinent parfois à accepter que la liberté inclut aussi le droit de se perdre. C'est sans doute là où je situe mon curseur, dans le combat.
please don't embarrass me motherfucker
- ne rien branler et ignorer mes responsabilités
- bouffer moins de légumes
- arrêter la méditation et me remettre à faire la gueule
- reprendre la clope
- écrire et peindre toute la rage que je pourrai dégueuler sur le papier ou une toile
- arriver en retard au travail, faire le minimum syndical
- écouter beaucoup de punk hardcore
- laisser mes cernes s'exprimer
- voir beaucoup de films déprimants
- porter des joggings, partout, tout le temps
- être détestable comme jamais

i've got this light hangs over me
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Vacances plutôt agréables pour le moment. Je n'ai pas beaucoup de jours donc j'essaie de rentabiliser un maximum en faisant des trucs que j'aime. J'ai relu hier Cavaler seule, de Kathryn Scanlan, qui retrace la vie de Sonia, une entaineuse de chevaux dans le Midwest. J'ai toujours aimé ces proses épurées, fragmentées. On se laisse porter par les mots, presque impossible de s'arrêter en chemin et quelque part, on n'a pas vraiment envie de s'arrêter. On la suit dans ce monde exlusivement masculin, à devoir s'imposer, jour après jour. Jouer des coudes, et même parfois plus. Souffrir, mais surtout aimer. Je la trouve terriblement touchante, dans sa fragilité, dans son exigence. Je pense que je vais embrayer aujourd'hui avec Dogrun, d'Arthur Nersesian. J'avais adoré Fuck up, donc il fallait bien évidemment que j'aille du côté de son second livre traduit en français.
En attendant, je vais aller me faire des pancakes en continuant mon puzzle de 1000 pièces. Et peut-être commencer à penser à mes résolutions pour 2025.
spinning sick on the whack of a wheel

A part ça, j'ai repris l'écriture de mon manuscrit. J'ai relu le bordel cet après-midi avec pour bande-son la trame d'une playlist spotify spécialement créée pour l'occasion. J'ai toujours besoin de musique pour écrire, que ça épouse la ryhmique, la sonorité des mots. Je crois qu'il me manquait ça, en fait. Pas conceptualiser le truc, mais plutôt lui donner une fréquence sur laquelle me poser. Retrouver ce que j'ai éprouvé, la première fois que j'ai écouté certains titres. Comment la musique a façonné toutes les étapes de ma vie. Espérons que je boucle enfin cette histoire pour le début 2025. Je commence à en avoir marre de bloquer sur cette connerie.
the very best of
DISASTER TRICK, de Horse Jumper of Love
SCREAM FROM NEW YORK, NY, de Been Stellar
HIT ME HARD AND SOFT, de Billie Eilish
PETRICHOR, de 070 Shake
MANNING FIREWORKS, de MJ Lenderman
MEMOIR OF A SPARKLEMUFFIN, de Suki Waterhouse
COOL WORLD, de Chat Pile
DON’T FORGET ABOUT ME, de Maggie Rogers
ART OF THE UNSEEN INFINITY MACHINE, de Allegra Krieger
SHORT N’SWEET, de Sabrina Carpenter
THE OUTRUN, de Nora Fingscheidt
DIAMANT BUT, de Agathe Riedinger
PENDANT CE TEMPS SUR TERRE, de Jérémy Clapin
MEGALOPOLIS, de Francis Ford Coppola
DRIVE-AWAY DOLLS, de Ethan Coen
EMILIA PEREZ, de Jacques Audiard
IRON CLAW, de Sean Durkin
OH CANADA, de Paul Schrader
MY OLD ASS, de Megan Park
KINDS OF KINDNESS, de Yórgos Lánthimos
CECILIA, de K-Ming Chang
SAISON TOXIQUE POUR LES FOETUS, de Vera Bogdanova
LE CHANT DE LA RIVIERE, de Wendy Delorme
LA PETITE SOEUR, de Mariana Enriquez
ONLY LOVERS LEFT ALIVE, de Dave Wallis
MONSTERS, de Claire Dederer
CAVALER SEULE, de Kathryn Scanlan
LES VAGABONDS, de Richard Lange
LA FILLE DE LAKE PLACID, de Marie Charrel
KATIE, de Michael McDowell
holidays
girlfriend in a coma
C'est comme ça, je suis une meuf basique. J'ai plus l'âge qu'on vienne me changer. Faut apprendre à supporter.
nothing breaks like a heart

Aux dernières nouvelles, le tango, ça se danse à deux.
Mais à cent, bordel, à cent. Il faut que ça passe à quel numéro pour réaliser qu'il s'agit d'un viol organisé? Là, à rouler sur une personne totalement absente, dans le cadre d'un pari qu'elle a elle-même imaginé pour dieu seul sait quelles raisons. A marcher là-dedans, comme un con. "Bah, elle a proposé". Et donc? Ca chiale sur le bodycount mais être centième abruti, ça va, y a rien d'anormal là-dedans, c'est un dimanche tranquille. Le sexe n'est qu'une histoire de performance qui pue autant qu'une chambre remplie de foutre après 24 heures d'un challenge de dégénérés.
Mais au-delà de la colère, il y a le malaise. De ce que ça raconte sur la façon dont on perçoit nos corps. Comment une société peut-elle produire un tel niveau de déconnexion? Les hommes de ce documentaire ne sont pas de vulgaires participants tentés par la salope du coin. Aucun flingue sur la tempe, ni de chatte porté à la langue. Non, ils sont les rouages d'une machine bien huilée, celle qui consomme les femmes sans réfléchir, qui découpe leur identité en morceaux pour n'en garder que ce qui flatte leur ego ou leur pulsion.
Alors quand ça vient chialer que Lily n'est que l'actrice de son propre chaos. Peut-être qu'en effet, tout ce bordel n'était qu'une tentative pétée de reprendre le contrôle. Un geste de déviance envers un monde qui l'a abandonnée bien avant qu'elle ne le quitte mentalement. Je n'en sais rien. Je suis pas sa psy. Mais il est certain qu'on ne peut pas parler d'une quelconque rébellion féministe. Cette histoire, c'est avant tout une tragédie. La tragédie d'une femme en guerre contre elle-même, avalée par un système qui la réduit à une succession de chiffres. Ce n'est même pas une connerie d'humanité, sans mauvais jeu de mot, qui part en couilles. Non. Ecraser l'envie, le plaisir, pour la douleur, l'humiliation. C'est juste le patriarcat, dans ce qu'il a de plus violent.
tiny desk concert
red wine supernova
Et puis c'est un peu stupide mais j'ai envie de retrouver les planches, même pour quelques minutes. Qu'un échange se tisse. J'aurais jamais pensé que ça me manquerait autant.
Peut-être que je vais lire du Dorota Maslowska.
baby, take me from this tempest
Je crois que j'arrive de moins en moins à avoir le cerveau disponible plus plusieurs choses. C'est pour ça que je n'ai pas vraiment updaté depuis des lustres (désolé pour celles et ceux qui viennent religieusement ici, vraiment, je vais essayer d'être plus corporate et régulière). Et puis j'ai une crève qui me colle depuis plus d'un mois, et puis j'ai ce tableau que je n'arrive pas à finir, et puis mon clebard qui me manque. J'écoute aussi Lana Del Rey à longueur de journée, ce qui n'aide pas non plus à être plus calme et sereine. Quelque part, j'ai envie que l'année se termine vite mais je crois que j'ai surtout besoin de vacances et d'un burrito à Disneyland avec une visite de la maison hanté.
Je pense aller voir Diamant Brut d'Agathe Riedinger au cinéma mais je ne sais pas s'il sera encore à l'affiche au MK2 Odéon samedi matin. Il parait que le film n'est pas si terrible que ça et qu'il est emprunt, je cite, de bourgeois gaze (j'ai levé les yeux en ciel en écrivant ça, si jamais vous vous demandez).
Non, vraiment, je crois que j'ai besoin de décrocher un moment.
love and movies
buffalo 66, de vincent gallo.
Si ta vie était un film, quel en serait le titre?
les rêves ont des crocs.
Quel est ton film préféré de tous les temps et pourquoi?
la balade sauvage, de terence malick. la musique, l'innocence perdue, l'errence, la violence.
As-tu une réplique culte que tu utilises souvent dans la vie quotidienne?
sit next to the boy you think is the cutest.
Si tu pouvais être un personnage de film, lequel choisirais-tu et pourquoi?
agatha weiss, maps to the stars. j'aime les personnages froids, manipulateurs, et qui ont une case en moins.
Quel est le film le plus sous-estimé selon toi?
seeking a friend for the end of the world et begin again. je pense que ça s'explique grandement par le fait que keira knightley ne porte aucune robe d'époque dans ces films.
Si tu pouvais vivre dans l’univers d’un film, lequel choisirais-tu?
est-ce que kevin smith est un univers?
Quel acteur ou actrice trouve-tu sous-estimé(e)?
Quel film t’a fait réfléchir sur ta propre vie?
the lobster, de yórgos lánthimos.
la clepsydre, de wojciech has.
Quel est le film qui te met dans une ambiance particulière?
funny ha ha, d'andrew bujalski.
Quel film as-tu découvert par hasard et qui t’a ébloui?
mouth to mouth, d'alison murray.
Quel film aimerais-tu que tout le monde regarde au moins une fois?
her smell, d'alex ross perry.
Le film que tu aurais aimé réaliser toi-même?
lost in translation, de sofia coppola.
sunday morning creeping like a nun
J'ai quand même fini par me poser devant Netflix pour lancer leur nouvelle production Nobody Wants This avec Kristen Bell et Adam Brody et que dire si ce n'est qu'elle est drôle, qu'elle donne envie d'aimer un peu l'amour et que d'avoir un podcast à soi, ça peut être cool. Mention spéciale au jeu de Bell qui rayonne toujours en rouleau compresseur et à la beauté incandescente de Brody (oui, j'ai été cette adolescente).

Kiss kiss bang bang.
the bad girls book club

i love you, i'm sorry
J'avais envie d'écrire une note juste pour dire que j'ai très hâte de voir Die, My Love, avec Robert Pattinson et Jennifer Lawrence. Et puis aussi que j'en ai vraiment très marre d'avoir la peau aussi sèche quand l'hiver approche. J'ai le visage qui tiraille, les joues creusées et le teint blafard. J'en reviens aussi à cette période de l'année où je veux me teindre les cheveux pour devenir brune et que ça colle justement avec ce putain de teint blafard. Je sais plus quoi faire, j'en suis à bouffer une cargaison de clémentines, where's my fucking vitamin c?
Je me console avec un London Fog, une soupe Brighton, et le nouveau disque de Haley Heynderickx (mieux connue comme la chanteuse folk parfaite pour incarner la fin de l'automne ex aequo avec Waxahatchee). C'est la période où j'ai toujours besoin de trucs réconfortants, je sais pas pourquoi. Novembre m'évoque toujours un plaid et des chaussons chauffants.
Je crois que je vais aller me tirer les cartes. Ca fait longtemps que je ne me suis pas plongée dans mon avenir aussi radieux qu'un écran éteint.
into your garden

Et puis je suis aussi allée voir The Outrun avec Saoirse Ronan. Ce film m'a fait beaucoup de bien, je pense qu'il a soigné mon adolescente intérieure, un peu à la manière de LadyBird (je me demande si Ronan ne prend pas des consultations psy, je crois qu'elle a un truc pour me faire cogiter dans le bon sens). Basé sur les mémoires d'Amy Liptrot (que j'attends de recevoir car bien évidemment que je vais lire ce bouquin), le film plonge dans l'âme d'une femme, Rona, interprétée par Ronan donc, en quête de rédemption après un passé d'alcoolique. Elle décide de quitter Londres, après que son mec ne la quitte, pour retrouver son Ecosse natale, auprès de ses parents divorcés (le père est bipolaire et la mère grenouille de bénitier). On suit alors la reconstruction du personnage, rythmé par les saisons et les transformations capillaires. En soi, le film n'a rien de révolutionnaire, mais j'ai toujours été une fervante cliente des odes à la nature écossaise et à l'introspection féminine. Et puis on est forcément plus touché quand le sujet vous parle, au delà de la beauté des images. J'aime cette idée présentée, que la guérison, au final, n'est jamais linéaire, mais que chaque pas compte. L'envie tenace de sortir la tête de l'eau, et enfin, d'aller mieux. Il y a quelque chose de très apaisant, de très sain, dans cette représentation. Rien ne remplace jamais vraiment la mer à perte de vue, qu'on le veuille ou non, assise sur un rocher, dans le silence. Pendant presque deux heures, c'était comme se tenir par la main. Il y avait quelque chose de réconfortant. Ca n'avait rien d'une solitude brutale, dégueulasse. Le genre de film qui essaie de vous remettre en place, là où vous devriez être. On ne se sent pas retrouvé pour autant, mais pas un peu moins perdu malgré tout. Et c'est déjà beaucoup.
Sinon, j'écoute depuis ce matin le nouveau 070 Shake (et pas uniquement parce qu'il y a un feat avec Courtney Love). Vraiment, une artiste à suivre, même à 3h du matin dans une allée sombre. C'est rare qu'un disque me fasse autant l'effet d'une obsession. Pas du style à se le passer en boucle pour bouffer le temps ou ses névroses du jour. Nan, tout m'obsède vraiment chez elle. Sa voix, l'image. Je ne sais plus qui disait de Billie Eilish qu'elle faisait de la musique pour elle, de la musique qu'elle écouterait, et je crois que c'est un peu pareil pour 070 Shake. Y a pas d'éléments de comparaison. C'est elle, c'est juste elle. Donc vraiment, écoutez ses chansons si ce n'est pas encore fait parce que son travail mérite vraiment d'exploser à sa juste valeur.
letter to god
lonely is the muse
Quand je bouffe des chips, je sais que mon état mental n'est pas génial. Il est un peu comme mon avenir, qui se résume donc à un paquet un peu gras: croustillant au début, too much en cours de route, pour devenir franchement rassis quand c'est sur le point de se terminer.
Après, c'est aussi une histoire de confort, dans lequel on se vautre, par facilité ou par lacheté (je sais pas dans quel camp vous vous foutez, je laisse ça entre vous et votre cervelle foutrac) (pas de jugement, on est dans le même bateau, pour celles et ceux à qui ça parle). Les chips, c'est vraiment con, mais ça me ramène aux moments simples de l'existence: les fêtes entre copains, la première fois qu'on invite son mec dans sa chambre pour regarder un film pourri, ou encore zoner un vendredi soir dans son canapé, à rien foutre à part contempler le vide en slow mo.
Je sais, il m'en faut peu. J'y peux rien, tout m'inspire.rio vidal

Ce qui me fait dire qu'il est temps que je reparte un petit peu au musée pour voir soit des jolies choses, soit des trucs ultra flippants. C'est tout naturellement que je vais essayer de me caler l'expo Zombis au Musée du Quai Branly qui a l'air d'être entre l'effroi et le wtf. Et puis ça faisait longtemps que je n'y étais pas allée, donc occasion parfaite à saisir.
En attendant, je continue de bouffer des bonbons. Faut savoir profiter de la vie. On se retrouve un peu plus tard!
he knows you're alone
M'enfermer dans mon cocon me semblait une meilleure option. Quelque chose de plus simple, de plus confortable. Je me souviens de ce qu'il me disait tout le temps "ta peur de paraitre vulnérable finira par te faire crever". Je pouvais pas lui dire qu'il avait tort, de toute façon, il savait. Il savait toujours tout. C'était exaspérant.
J'ai toujours eu un sérieux problème avec les failles.

Donc, je suis là, à écouter les Smiths, dans la pénombre de mon petit cocon de merde. A faire mon éternelle auto-critique sans changer la moindre fréquence. Je me flagelle pour des mots prononcés, des mots sur lesquels je n'ai plus aucune prise. Donner le change, histoire de me dire que j'ai peut-être un peu grandi, de ce côté. Mais je ne change pas. Je reste désespèrement la même.
the great impersonator
it's funny how a single day could drag and drag while entire years just fly by in a flash

Je réalise également que je ne me suis jamais vraiment penché sur la filmographie de Reichardt et qu'il serait temps que je regarde Wendy and Lucy, avec Michelle Williams (un road trip canin vers l'Alaska pour une vie meilleure) et puis aussi Certain women, gros quator composé de Michelle Williams (oui, encore elle, je l'adore), Kristen Stewart, Lily Gladstone et Laura Dern, paumées dans une petite ville du Montana (j'aime les petites villes du Montana, ça me rappelle les petites villes de là où j'ai grandi, sans le talent de Kelly Reichardt derrière la caméra) (entre vous et moi, valait mieux que je filme rien du tout).Et puis, je respecte beaucoup trop le genre indé. C'est vrai qu'il est souvent difficile de le définir, mais je crois que chez moi, il se traduit surtout par le besoin de se sentir un peu chez soi. Avec les mêmes doutes, les mêmes peurs, les mêmes rêves que les personnages qu'on y rencontre. Je pense que c'est la raison pour laquelle je suis autant attachée à cet imaginaire carte postale avec tons pastels. Il est doux et rassurant, et profondément humain, dans son éternelle déroute.
happy birthday to me
Pour la peine, je me suis achetée plein de carnets et des masques à me foutre sur la gueule. Faut aussi qu'on arrête de me coller dans les rayons kit créatif and co de chez Action parce que je suis ressortie avec une boite à musique à fabriquer soi-même (je me déteste dans ces moments là, si vous saviez). Je pense que je vais aussi reprendre la lecture de Viendra le temps du feu de Wendy Delorme, que j'avais un peu survolé parce que du mal à rentrer dedans (absolument incompréhensible quand j'y repense, je devais définitivement pas être dans un bon jour).
Sinon, pas de bouquins ou de films à conseiller mais juste vous donner la liste des albums que je vais écouter ce week end en bouffant des pancakes lardons végétaux:
- Laura Marling Patterns in Repeat
- Soccer Mommy Evergreen
- Pom Pom Squad Mirror Starts Moving Without Me
interview with andrea sachs
Quel est le vêtement le plus extravagant que tu possèdes (ou aimerais posséder) ? Sans grande surprise, je voudrais avoir une robe du défilé Dolce & Gabbana haute couture printemps-été 2016.
Quelle est la tendance de mode que tu ne comprends vraiment pas ? Mettre une jupe ou une robe sur un jean. Même quand c'est bien foutu comme sur un editorial des années 90, ça m'évoque les red carpets des années 2000. Cette décennie aura tout gâché.
Si tu devais te décrire en trois vêtements, quels seraient-ils ? Un perfecto, un jean slim, une chemise oversized à carreaux.
Quel est le plus grand faux pas mode que tu aies commis ? D'après mon ancienne stagiaire, mettre mon tshirt dans mon jean.
Si tu pouvais échanger ta garde-robe avec celle d’une célébrité, qui choisirais-tu ? Mary-Kate Olsen.
Quel accessoire penses-tu qu’il devrait faire son grand retour ? Les broches. Je sais pas ce qu'on attend.
As-tu une pièce de vêtements ou un accessoire chargé d’une histoire particulière ? J'ai gardé un pull de ma grand-mère que je porte régulièrement.
Quelle est ta couleur de prédilection et comment l’intègres-tu dans ta tenue ? Le vert émeraude. Généralement, je le transporte sur mes chaussures, à talons compensés de préférence. J'aime porter des pompes colorées pour trancher avec mes tenues noires.
Si tu devais créer un slogan pour ta philosophie de mode, quel serait-il ? Sois la punk que ton enfant intérieur aurait voulu être.
Quel est l’accessoire dont tu ne peux absolument pas te passer ? Les sacs.
Quelle est la première chose que tu remarques chez quelqu'un en matière de mode ? La coupe des fringues, si ça sied bien.
Si la mode était un langage, que dirait ta tenue actuelle ? "J'abandonne".
Quel personnage de fiction, célèbre pour son style, t'inspire le plus ? Mickey Dobbs, Peyton Sawyer, Jen Lindley, Riley Carlson.
Quelle pièce de vêtement ou tendance te rappelle une période précise de ta vie ? Les dr martens. Ca m'évoque les bons moments passés en Angleterre.
lila's garden

Ma crève est en train de se transformer en bronchite bien méchante. A part bouffer des ramens, j'ai la force de rien. J'ai quand même fini un tableau qui va partir chez une amie de ma mère parce qu'elle l'adore. Ma reum m'a quand même dit de le signer "Stenia", parce qu'on sait jamais et c'est pour des trucs comme ça que je l'adore. C'est dans ces moments que ça me fait mal qu'on se soit cherché aussi longtemps sur des conneries alors qu'elle était quand même là, à sa manière. Saez avait raison, on est vraiment des gros cons quand on est jeune.
I got your heart in my hands like a puppet make it dance
Après, on est foutu comme on est foutu. Je crois que je suis comme mon vieux clebard. Plus personne n'arrivera à me faire bouger. Et puis mon obsession se tourne en ce moment sur trois chansons, donc ça me devrait laisser la possibilité de varier un peu et de pas trop sombrer dans la folie (j'ose même pas m'avouer le nombre de fois que j'ai branché Rebecca Black, Trust) (attention, si vous n'avez rien vu d'elle depuis Friday, je vous conseille de vous préparer une camomille et de vous s'assoir confortablement, c'est pas pour les petits joueurs).

Je crève d'envie de voir un film inspiré de cette vidéo.
confessions of a loser - part IV
je collectionne les objets en étain et je ne vis que pour la vaisselle en grès
quand je suis malade, je ne me nourris quasiment que de fruits et de brocolis (mon corps ne veut strictement rien d'autre)
je ne suis pas particulièrement attachée aux choses matérielles mais l'idée que mes poupées de porcelaire pourraient se casser un jour me plonge dans un désespoir total
je connais toutes les plantes qui peuvent tuer
je rêve d'avoir un jour un poulailler
je me brosse les dents le matin avant de manger / les céréales, c'est après le lait / et je dis pain au chocolat
on a trop sous estimé le leggins, c'est un confort incomparable
j'aime dormir à l'hôtel. si j'étais riche, ce serait mon truc: vivre à l'hôtel
je préfère les crêpes au sarrasin
jackie loves johnser, ok?


J'ai une crève d'enfer. Je pensais que la dernière était passée mais je crois qu'elle s'était juste barrée par la porte pour revenir par la fenêtre. J'ai dormi onze heures d'affilée, ce qui ne m'était pas arrivée depuis des lustres et je pense que c'était exactement ce qui manquait à ma vie (en plus d'une tournée des All Saints avec date à Paris) (je vais attendre longtemps).
Je me suis enfin branchée sur l'album de Chat Pile, Cool World et comment vous dire que j'aime ce groupe d'un amour féroce. Je trouve qu'il colle plutôt bien à mon esprit en ce moment, genre direction artistique de ma vie en parfaite cohésion.
Je me prépare aussi à aller voir L'amour ouf de Gilles Lellouche que tout le monde détruit et ça me met dans une situation assez inconfortable car je sens que les critiques sont justifiées mais je ne sais pas, y a un truc autour de la mise en scène, de cette histoire, que je trouve juste cohérente. J'en parlais justement avec Jéhanne et elle avait le même sentiment que moi. J'ai beaucoup de mal, d'ordinaire, avec l'amour passion, l'amour violence. Mais le peu d'images que j'en ai vu, il en ressort toujours quelque chose de beau et de poétique. Je sais pas si c'est les acteurs qui me font cet effet, la bande-annonce. Je me sens un peu comme piégée, ça parle à une personne en moi en sourdine depuis des années et qui a envie de se réveiller, juste pour ces 2h30. Ou peut-être que ça me rappelle un peu l'adolescente que j'ai été, un court instant. Je pense que je vais aussi lire le livre, parce que je crois que c'est clairement un projet qui ne va pas l'un sans l'autre.

Ne soyons pas de mauvaise foi, je sais pas ce que vaut ce film pour l'instant mais l'affiche *coeur coeur coeut* (c'est le cas de le dire)
































