ce soir, il faut qu'on se perde

 

The Weeknd écrit des chansons pour vendre des bagnoles et du sexe. C'est la réflexion que je me suis faite en écoutant One Of The Girls, tirée de la bo de la série The Idol. Quelque part, ça n'a rien de bien étonnant, les deux domaines étant intimement liés, c'est le cas de le dire, dans le cerveau des hommes. Je repense au gâchis de cette série, aux thématiques abordées. Elle aurait du être traitée par un regard féminin. Pas celui amoureux des années 2000 et des pantalons de jogging en velours rose. Non. Celui des retorses, sans concessions. Qui n'ont pas eu le temps d'être autre chose qu'elles mêmes, dans ce qu'il y a de plus mauvais. Celles abîmées, qui n'ont pas voulu l'ingérer, qui n'ont pas voulu se cacher. Celles who do coke. Je crois que c'est sans doute la vérité la plus dure à avaler, de la part de tous les camps: les femmes, tout comme les hommes, peuvent plonger dans l'excès, s’abandonner à des spirales d’alcool, de drogue ou de sexe, parce qu'au final, personne n'est à l'abri des ombres de l’humanité. C'est cette liberté d’errer qui est déniée, jugée comme un affront au féminisme ou une soumission implicite au regard masculin. Même celles qui prônent l’émancipation peinent parfois à accepter que la liberté inclut aussi le droit de se perdre. C'est sans doute là où je situe mon curseur, dans le combat.

please don't embarrass me motherfucker


Nous sommes le 26 décembre mais déjà, j'ai envie d'élaborer des résolutions pour l'année à venir parce que j'ai tenté de faire les choses bien depuis quelques temps mais je trouve qu'on s'emmerde un peu, alors je vais renouer avec mes racines, histoire de redonner du panache à tout ce bordel :
  • ne rien branler et ignorer mes responsabilités
  • bouffer moins de légumes
  • arrêter la méditation et me remettre à faire la gueule
  • reprendre la clope
  • écrire et peindre toute la rage que je pourrai dégueuler sur le papier ou une toile
  • arriver en retard au travail, faire le minimum syndical
  • écouter beaucoup de punk hardcore
  • laisser mes cernes s'exprimer
  • voir beaucoup de films déprimants
  • porter des joggings, partout, tout le temps
  • être détestable comme jamais
Rien à foutre de soigner mon enfant intérieur. Mon esprit teenager a besoin qu'on lui offre le meilleur.



Soirée à la cool. Je me suis achetée des donuts mais seulement parce que j'ai mes règles. C'est clairement le mauvais plan parce que le sucre me fout des douleurs pas possibles mais si j'ai pas ma dose, je pique une crise (et j'ai pas envie de piquer ma crise, je veux juste finir mon puzzle de 1000 pièces et qu'on me foute la paix). Après, j'ai terriblement hâte d'être à demain parce que je vais garder un chien et rien que d'y penser, ça me fout une bonne humeur pas possible (they should be rewarded for not being people) (i hate people).

i've got this light hangs over me



J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes, et ce, sans le concours des tontons racistes. C'est un des rares trucs qui me fait vraiment envie, dans l'idée de famille, c'est de me retrouver au milieu de gens uniquement de gauche. Vous savez, on commence à causer politique et tout le monde est d'accord au bout de dix minutes, donc au final, on se mettrait à causer football et c'est là que ça pourrait dégénérer. En ce qui me concerne, j'ai fait le choix d'un cercle réduit, puisque l'entourage est principalement devenu macron compatible. C'est qu'ils étaient tous pour la plupart socialistes mais à l'époque, je dis ça pour les jeunes, c'était quand même dans l'ensemble mieux que rien. Mais ils sont partis dans le mauvais sens, alors j'ai jeté l'éponge. 

Vacances plutôt agréables pour le moment. Je n'ai pas beaucoup de jours donc j'essaie de rentabiliser un maximum en faisant des trucs que j'aime. J'ai relu hier Cavaler seule, de Kathryn Scanlan, qui retrace la vie de Sonia, une entaineuse de chevaux dans le Midwest. J'ai toujours aimé ces proses épurées, fragmentées. On se laisse porter par les mots, presque impossible de s'arrêter en chemin et quelque part, on n'a pas vraiment envie de s'arrêter. On la suit dans ce monde exlusivement masculin, à devoir s'imposer, jour après jour. Jouer des coudes, et même parfois plus. Souffrir, mais surtout aimer. Je la trouve terriblement touchante, dans sa fragilité, dans son exigence. Je pense que je vais embrayer aujourd'hui avec Dogrun, d'Arthur Nersesian. J'avais adoré Fuck up, donc il fallait bien évidemment que j'aille du côté de son second livre traduit en français. 

En attendant, je vais aller me faire des pancakes en continuant mon puzzle de 1000 pièces. Et peut-être commencer à penser à mes résolutions pour 2025.

On se retrouve plus tard.

spinning sick on the whack of a wheel



Je me marre en repensant à la sortie récente d'Yseult taxant les frenchies d'auditeurs de merde. C'est un truc, bizarrement, que je respecte beaucoup chez les artistes. Leur capacité à dire les choses, même si c'est pour nous cracher à la gueule. J'aimerais beaucoup être comme ça, être autant confiante dans ce que je fais. Ca me force à refourguer le peu de respect que j'ai (la fausse modestie m'emmerde profondément). Après, on me dira que la doute est nécessaire, qu'il fait avancer, et bla et bla et bla. Je crois qu'on se focalise trop sur le process alors que le résultat, il faut être capable de le défendre. C'est pas rien, d'accoucher d'une oeuvre, aussi minuscule soit-elle. Je comprends pourquoi ça l'a autant touché que ce disque ne donne rien. Parce que quand on crée, on délivre une partie de soi. Non, vraiment, je peux comprendre son coup de gueule, parce qu'à sa place, on aurait eu le même, à différentes échelles. Peut-être qu'on aurait rien dit, peut-être qu'on aurait choisi de disparaitre, de raccrocher. Mais peut-être que nous aussi, on aurait voulu jusqu'à brûler la terre jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Un artiste est avant tout un humain, dans tous ses pires travers. Il n'est pas là que pour la distraction, ils sont aussi nos propres reflets, aussi dégueulasses soient-ils. Non, vraiment, j'ai beaucoup de respect pour Yseult. 

A part ça, j'ai repris l'écriture de mon manuscrit. J'ai relu le bordel cet après-midi avec pour bande-son la trame d'une playlist spotify spécialement créée pour l'occasion. J'ai toujours besoin de musique pour écrire, que ça épouse la ryhmique, la sonorité des mots. Je crois qu'il me manquait ça, en fait. Pas conceptualiser le truc, mais plutôt lui donner une fréquence sur laquelle me poser. Retrouver ce que j'ai éprouvé, la première fois que j'ai écouté certains titres. Comment la musique a façonné toutes les étapes de ma vie. Espérons que je boucle enfin cette histoire pour le début 2025. Je commence à en avoir marre de bloquer sur cette connerie. 

the very best of



C'est la fin de l'année 2024, l'occasion de présenter ses top 10!

DISASTER TRICK, de Horse Jumper of Love
SCREAM FROM NEW YORK, NY, de Been Stellar
HIT ME HARD AND SOFT, de Billie Eilish
PETRICHOR, de 070 Shake
MANNING FIREWORKS, de MJ Lenderman
MEMOIR OF A SPARKLEMUFFIN, de Suki Waterhouse
COOL WORLD, de Chat Pile
DON’T FORGET ABOUT ME, de Maggie Rogers
ART OF THE UNSEEN INFINITY MACHINE, de Allegra Krieger
SHORT N’SWEET, de Sabrina Carpenter

THE OUTRUN, de Nora Fingscheidt
DIAMANT BUT, de Agathe Riedinger
PENDANT CE TEMPS SUR TERRE, de Jérémy Clapin
MEGALOPOLIS, de Francis Ford Coppola
DRIVE-AWAY DOLLS, de Ethan Coen
EMILIA PEREZ, de Jacques Audiard
IRON CLAW, de Sean Durkin
OH CANADA, de Paul Schrader
MY OLD ASS, de Megan Park
KINDS OF KINDNESS, de Yórgos Lánthimos

CECILIA, de K-Ming Chang
SAISON TOXIQUE POUR LES FOETUS, de Vera Bogdanova
LE CHANT DE LA RIVIERE, de Wendy Delorme
LA PETITE SOEUR, de Mariana Enriquez
ONLY LOVERS LEFT ALIVE, de Dave Wallis
MONSTERS, de Claire Dederer
CAVALER SEULE, de Kathryn Scanlan
LES VAGABONDS, de Richard Lange
LA FILLE DE LAKE PLACID, de Marie Charrel
KATIE, de Michael McDowell

holidays

C'est pas les vacances mais ça commence à y ressembler. Dernière ligne droite avant 2025, je me motive en écoutant des prédictions de tiktokeuses. Pour les ascendants vierge, l'année sera apparemment merveilleuse, remplie de combats mais surtout de victoires. Bien évidemment, je compte sur le scorpion pour foutre son chaos légendaire, parce que je n'ai visiblement pas le droit à une seule minute de répit.

girlfriend in a coma


Je sais, je devrais être dans une vibe neige et sapin mais j'ai des envies de festival. J'ai passé ma soirée à zoner sur pinterest, il n'y a que ça qui me détend. Regarder des jolies choses et puis les ranger dans des petites boîtes. Je me disais que si j'étais autant ordonnée dans la vraie vie, je posséderais le monde (mais heureusement pour lui, je n'ai aucune patience donc je laisse en bordel) (en vérité, ne rien ranger m'apaise, j'y peux rien je trouve ça vivant, les piles de livres qui risquent de s'effondrer à chaque instant).

Grosse semaine en perspective, déjà parce que c'est bientôt les vacances et aussi parce que j'ai décidé de me faire une cure de sommeil, genre me coucher tous les soirs à 21h30 et ne pas me lever avant au moins 11h (je déconne pas, je sais que je peux le faire). Vous voyez, rien que de vous en parler, j'ai l'excitation qui monte. C'est un truc que j'adore faire, dormir, mais j'ai un peu délaissé ça depuis quelques temps (je fais pas une liste, y a trop de choses, ça va me faire pioncer et je vais pas finir cette note). Et puis lire. Ca fait des semaines que je me traine un bouquin. Je suis juste incapable de le finir. Et il est intéressant, pourtant. Mais j'ai la tête ailleurs, jai trop la tête ailleurs, et ça commence sérieusement à me gonfler. C'est mon problème, j'attends que ça craque pour enfin me décider à agir. C'est con, mais je ne marche que sur la colère et l'impulsivité. Et le reste du temps, il faut que je sois au calme et tout le monde qui ferme bien sa gueule (pour sans doute me reposer d'être sans arrêt en colère et sur un fil constant). 

C'est comme ça, je suis une meuf basique. J'ai plus l'âge qu'on vienne me changer. Faut apprendre à supporter.

nothing breaks like a heart



Je me demande pourquoi je me suis infligée le documentaire relatant la décision de Lily Phillips à coucher avec cent hommes. Je ne sais pas ce que je comptais y trouver, si j'en attendais quelque chose. La lente agonie d'une jeune femme qui semble avoir fait le choix de se détruire à petit feu, entre une mère vénale accro au matériel et un père fier que ses potes se branlent sur sa propre gosse. Personne d'un tant soi peu censé ne peut considérer cette décision comme rationnel. Mais je crois que l'attitude des hommes face à cet événement est ce qui m'a le plus bousculé. Assumer la baise, les partenaires choisis au gré de l'humeur, ça me parait une évidence. Y avait un titre de Christina Aguilera qui résumait bien la situation. Get mine get yours. Echanges de bons procédés, en somme. Tu peux juste pas t'en sortir en traitant de garage à bite toutes les nanas qui savent ce qu'elles veulent, quand elles le veulent.
Aux dernières nouvelles, le tango, ça se danse à deux.

Mais à cent, bordel, à cent. Il faut que ça passe à quel numéro pour réaliser qu'il s'agit d'un viol organisé? Là, à rouler sur une personne totalement absente, dans le cadre d'un pari qu'elle a elle-même imaginé pour dieu seul sait quelles raisons. A marcher là-dedans, comme un con. "Bah, elle a proposé". Et donc? Ca chiale sur le bodycount mais être centième abruti, ça va, y a rien d'anormal là-dedans, c'est un dimanche tranquille. Le sexe n'est qu'une histoire de performance qui pue autant qu'une chambre remplie de foutre après 24 heures d'un challenge de dégénérés.

Mais au-delà de la colère, il y a le malaise. De ce que ça raconte sur la façon dont on perçoit nos corps. Comment une société peut-elle produire un tel niveau de déconnexion? Les hommes de ce documentaire ne sont pas de vulgaires participants tentés par la salope du coin. Aucun flingue sur la tempe, ni de chatte porté à la langue. Non, ils sont les rouages d'une machine bien huilée, celle qui consomme les femmes sans réfléchir, qui découpe leur identité en morceaux pour n'en garder que ce qui flatte leur ego ou leur pulsion. 

Alors quand ça vient chialer que Lily n'est que l'actrice de son propre chaos. Peut-être qu'en effet, tout ce bordel n'était qu'une tentative pétée de reprendre le contrôle. Un geste de déviance envers un monde qui l'a abandonnée bien avant qu'elle ne le quitte mentalement. Je n'en sais rien. Je suis pas sa psy. Mais il est certain qu'on ne peut pas parler d'une quelconque rébellion féministe. Cette histoire, c'est avant tout une tragédie. La tragédie d'une femme en guerre contre elle-même, avalée par un système qui la réduit à une succession de chiffres. Ce n'est même pas une connerie d'humanité, sans mauvais jeu de mot, qui part en couilles. Non. Ecraser l'envie, le plaisir, pour la douleur, l'humiliation. C'est juste le patriarcat, dans ce qu'il a de plus violent.

tiny desk concert


Apportez-moi Florence Pugh sur un plateau.

Journée plutôt agréable malgré le cinquième jour consécutif à Paris sans le moindre rayon de soleil. J'envisage sérieusement à investir dans une lampe de luminothérapie parce que force est de constater que la grisaille est magnifique sur un cliché mais terrible pour fonctionner à peu près correctement dans la journée.

Je suis donc allée voir Diamant Brut en début d'après-midi après avoir joyeusement brunché chez Kozy (l'avocat halloumi, ma vie, mon sang). Sans grande surprise, ce film était donc beau et émouvant. La justesse du personnage principal qui pense qu'elle est faite pour briller alors qu'elle s'éteint de jour en jour. Ici, devenir connue n’est pas un rêve ni une aspiration, cela se révèle comme nécessaire, presque vital, quand on est en trop englouti par un monde dans lequel on a pas prise. Plus Liane croit s’être trouvée, plus elle semble perdue. La superficialité de l'image, mêlé à cette gravité constante. Tout est très juste, bien amené, bien équilibré. Vraiment, si vous le pouvez, regardez-le.


Dans un autre registre, je pense que je vais aller voir aussi Les femmes au balcon, même si Noémie Merlant me met hyper mal à l'aise d'une manière générale (et j'ai peur que ça déteigne sur son film). Mais en même temps, y a ce Lucas Bravo qui m'intrigue vachement, avec ses cheveux (dans mon top 3 de mes turn on avec les avant-bras et les étiqueteuses). Genre, j'ignorais qu'il était capable de faire autre chose que d'être transparent dans une série Netflix.

Et pour finir l'année, en attendant de découvrir mon top 10 des meilleurs disques 2024, je vous laisse avec Ally Evenson.

red wine supernova

 

J'ai un peu de mal à dormir alors je passe en revue tous les autrices que j'aimerais réciter sur scène. On m'a proposé de lire un truc durant une soirée dans un théâtre (je vous en reparlerai le moment venu) et j'ai envie de choisir quelque chose de brut et de marquant, des écrits qui ne cherchent pas à adoucir la réalité. Une sorte de catharsis pour l'âme, des histoires qui prennent à la gorge sans jamais se justifier. C'est ce type d'autrices qui m'attire, celles qui osent, qui ne se contentent pas de suivre une recette ou un format. Celles qui redéfinissent les règles, qui créent des mondes où les émotions sont vécues à fleur de peau. Vous voyez un peu l'idée?

Et puis c'est un peu stupide mais j'ai envie de retrouver les planches, même pour quelques minutes. Qu'un échange se tisse. J'aurais jamais pensé que ça me manquerait autant. 

Peut-être que je vais lire du Dorota Maslowska.

baby, take me from this tempest

 

J'ai enfin terminé ce p***** d'article sur Courtney Love. Sérieux, j'ai jamais connu une telle libération. Plus jamais de ma vie je parle d'elle. C'est même pas qu'elle me dégoûte ou quoi que ce soit, mais la meuf est trop complexe et je suis trop vieille pour ses conneries. Voilà, maintenant je n'écrirai plus que sur des trucs débiles qui ne nécessitent aucune reflexion. Ou alors seulement des textes pour m'exclamer sur la perfection de Ben Whishaw dans Black Doves. Rien d'autre. 

Je crois que j'arrive de moins en moins à avoir le cerveau disponible plus plusieurs choses. C'est pour ça que je n'ai pas vraiment updaté depuis des lustres (désolé pour celles et ceux qui viennent religieusement ici, vraiment, je vais essayer d'être plus corporate et régulière). Et puis j'ai une crève qui me colle depuis plus d'un mois, et puis j'ai ce tableau que je n'arrive pas à finir, et puis mon clebard qui me manque. J'écoute aussi Lana Del Rey à longueur de journée, ce qui n'aide pas non plus à être plus calme et sereine. Quelque part, j'ai envie que l'année se termine vite mais je crois que j'ai surtout besoin de vacances et d'un burrito à Disneyland avec une visite de la maison hanté.

Je pense aller voir Diamant Brut d'Agathe Riedinger au cinéma mais je ne sais pas s'il sera encore à l'affiche au MK2 Odéon samedi matin. Il parait que le film n'est pas si terrible que ça et qu'il est emprunt, je cite, de bourgeois gaze (j'ai levé les yeux en ciel en écrivant ça, si jamais vous vous demandez). 

Non, vraiment, je crois que j'ai besoin de décrocher un moment. 

love and movies

 

Quel est le film qui a changé ta vie?
buffalo 66, de vincent gallo.

Si ta vie était un film, quel en serait le titre?
les rêves ont des crocs.

Quel est ton film préféré de tous les temps et pourquoi?
la balade sauvage, de terence malick. la musique, l'innocence perdue, l'errence, la violence. 

As-tu une réplique culte que tu utilises souvent dans la vie quotidienne?
sit next to the boy you think is the cutest.



Si tu pouvais être un personnage de film, lequel choisirais-tu et pourquoi?
agatha weiss, maps to the stars. j'aime les personnages froids, manipulateurs, et qui ont une case en moins.

Quel est le film le plus sous-estimé selon toi?
seeking a friend for the end of the world et begin again. je pense que ça s'explique grandement par le fait que keira knightley ne porte aucune robe d'époque dans ces films.

Si tu pouvais vivre dans l’univers d’un film, lequel choisirais-tu?
est-ce que kevin smith est un univers?

Quel acteur ou actrice trouve-tu sous-estimé(e)?
mia wasikowska

Quel film t’a fait réfléchir sur ta propre vie?
the lobster, de yórgos lánthimos.

Quel film trouves-tu le plus visuellement impressionnant?
la clepsydre, de wojciech has.

Quel est le film qui te met dans une ambiance particulière?
funny ha ha, d'andrew bujalski.

Quel film as-tu découvert par hasard et qui t’a ébloui?
mouth to mouth, d'alison murray.

Quel film aimerais-tu que tout le monde regarde au moins une fois?

her smell, d'alex ross perry.

Le film que tu aurais aimé réaliser toi-même?
lost in translation, de sofia coppola.

sunday morning creeping like a nun



Je me rends compte que je n'ai pas fait de note d'inspiration du mois de novembre et en même temps, quoi dire de ce mois à part qu'il ressemble à une fin d'après-midi qui n'a pas connu de matinée. Semaine plutôt chargée. J'avais envie de profiter de mon samedi mais j'avais trop de choses à faire. C'est assez pénible parce que j'aime beaucoup cette journée. Il m'évoque mon marathon télé quand j'étais en primaire, donc ça m'énerve de devoir l'utiliser maintenant pour faire des trucs chiants d'adulte. 

J'ai quand même fini par me poser devant Netflix pour lancer leur nouvelle production Nobody Wants This avec Kristen Bell et Adam Brody et que dire si ce n'est qu'elle est drôle, qu'elle donne envie d'aimer un peu l'amour et que d'avoir un podcast à soi, ça peut être cool. Mention spéciale au jeu de Bell qui rayonne toujours en rouleau compresseur et à la beauté incandescente de Brody (oui, j'ai été cette adolescente).




En parallèle, je pense que je vais aussi mettre ma gueule dans la série Hacks parce que j'adore les récits intergénérationnels entre deux connasses nées pour connasser (je sais, ce verbe n'existe pas mais c'est l'idée). 

Niveau musique, rien de bien neuf, à part Fine et son Rocky Top Ballads qui risque de m'occuper quelques jours jusqu'à ce que je passe à autre chose ou qu'il devienne mon album culte (je n'arrive pas encore à me décider).

On se retrouve un peu plus tard, j'ai l'inspiration de décembre à préparer et mon brunch du dimanche devant des vidéos de home tour qui m'attend.

Kiss kiss bang bang.

[update: c'est ma 200eme note, je remercie l'ennui de ma vie et le fantôme de mon chien, rien n'aurait été possible sans eux].

the bad girls book club



J'ai une passion pour les actrices qui parlent de leurs livres favoris. J'ai découvert ce matin un peu par hasard que Chanel et Dior avaient réalisé des formats courts donnant la parole à leurs égéries. Je n'arrive même pas à comprendre que personne n'avait pensé auparavant à filmer Kristen Stewart ou Natalie Portman causer littérature. Je trouve ces vidéos particulèrement douces et apaisantes, en plus de donner des idées lectures plutôt sympathiques à partager avec les potes. Ca m'a d'ailleurs fait réaliser qu'à chaque fois, je déclinais des invitations pour des book clubs où justement, je pourrais échanger sur le sujet. Mais je pense que quelque part, j'ai toujours envie de monter le mien (sur la base du Bad Girls Book Club / X Account en fait, que je prépare à faire renaitre de ses cendres pour le premier semestre 2025) (on en reparlera plus précisément dans les semaines à venir). Après, c'est toujours le même souci, trouver des gens qui s'embarquent dans l'aventure, qui a envie de lire en ma compagnie des filles en colère en dégustant des thés au lait et des choux à la vanille? Je crois vraiment qu'il va falloir vraiment penser à s'organiser pour monter un véritable réseau de fille qui aiment les filles en colère.

i love you, i'm sorry

 

Bordel, qu'est-ce que je me déteste de le trouver aussi stylé.

J'avais envie d'écrire une note juste pour dire que j'ai très hâte de voir Die, My Love, avec Robert Pattinson et Jennifer Lawrence. Et puis aussi que j'en ai vraiment très marre d'avoir la peau aussi sèche quand l'hiver approche. J'ai le visage qui tiraille, les joues creusées et le teint blafard. J'en reviens aussi à cette période de l'année où je veux me teindre les cheveux pour devenir brune et que ça colle justement avec ce putain de teint blafard. Je sais plus quoi faire, j'en suis à bouffer une cargaison de clémentines, where's my fucking vitamin c?

Je me console avec un London Fog, une soupe Brighton, et le nouveau disque de Haley Heynderickx (mieux connue comme la chanteuse folk parfaite pour incarner la fin de l'automne ex aequo avec Waxahatchee). C'est la période où j'ai toujours besoin de trucs réconfortants, je sais pas pourquoi. Novembre m'évoque toujours un plaid et des chaussons chauffants.

Je crois que je vais aller me tirer les cartes. Ca fait longtemps que je ne me suis pas plongée dans mon avenir aussi radieux qu'un écran éteint.

into your garden



Je sais, je sais, je sais. Je n'update quasiment plus mais c'est promis, ça va changer ces prochains jours. Ma grippe commence enfin à se dissiper, ce qui veut dire que je retrouve peu à peu ma cervelle en état de marche, ce qui est une excellente nouvelle. Après, l'air de rien, j'ai pas non plus trainé mon cul dans un pyjama en attendant que ça passe. J'ai essayé de chasser la tristesse de la perte (rip mon bibi) en écoutant beaucoup mais vraiment beaucoup de musique. C'est drôle comme on peut s'attacher à nos animaux. Des membres de la famille à part entière. Ca m'a fait penser à ce gamin qui avait demandé au pape si les chiens allaient au paradis et j'espère sincèrement que le mien est en train de faire une partie de poker en picolant un pur malt entouré de sa nouvelle bande de loubards.


Et puis je suis aussi allée voir The Outrun avec Saoirse Ronan. Ce film m'a fait beaucoup de bien, je pense qu'il a soigné mon adolescente intérieure, un peu à la manière de LadyBird (je me demande si Ronan ne prend pas des consultations psy, je crois qu'elle a un truc pour me faire cogiter dans le bon sens). Basé sur les mémoires d'Amy Liptrot (que j'attends de recevoir car bien évidemment que je vais lire ce bouquin), le film plonge dans l'âme d'une femme, Rona, interprétée par Ronan donc, en quête de rédemption après un passé d'alcoolique. Elle décide de quitter Londres, après que son mec ne la quitte, pour retrouver son Ecosse natale, auprès de ses parents divorcés (le père est bipolaire et la mère grenouille de bénitier). On suit alors la reconstruction du personnage, rythmé par les saisons et les transformations capillaires. En soi, le film n'a rien de révolutionnaire, mais j'ai toujours été une fervante cliente des odes à la nature écossaise et à l'introspection féminine. Et puis on est forcément plus touché quand le sujet vous parle, au delà de la beauté des images. J'aime cette idée présentée, que la guérison, au final, n'est jamais linéaire, mais que chaque pas compte. L'envie tenace de sortir la tête de l'eau, et enfin, d'aller mieux. Il y a quelque chose de très apaisant, de très sain, dans cette représentation. Rien ne remplace jamais vraiment la mer à perte de vue, qu'on le veuille ou non, assise sur un rocher, dans le silence. Pendant presque deux heures, c'était comme se tenir par la main. Il y avait quelque chose de réconfortant. Ca n'avait rien d'une solitude brutale, dégueulasse. Le genre de film qui essaie de vous remettre en place, là où vous devriez être. On ne se sent pas retrouvé pour autant, mais pas un peu moins perdu malgré tout. Et c'est déjà beaucoup.

Sinon, j'écoute depuis ce matin le nouveau 070 Shake (et pas uniquement parce qu'il y a un feat avec Courtney Love). Vraiment, une artiste à suivre, même à 3h du matin dans une allée sombre. C'est rare qu'un disque me fasse autant l'effet d'une obsession. Pas du style à se le passer en boucle pour bouffer le temps ou ses névroses du jour. Nan, tout m'obsède vraiment chez elle. Sa voix, l'image. Je ne sais plus qui disait de Billie Eilish qu'elle faisait de la musique pour elle, de la musique qu'elle écouterait, et je crois que c'est un peu pareil pour 070 Shake. Y a pas d'éléments de comparaison. C'est elle, c'est juste elle. Donc vraiment, écoutez ses chansons si ce n'est pas encore fait parce que son travail mérite vraiment d'exploser à sa juste valeur.


On se retrouve plus tard mes honeys boo boo.

letter to god



J'ai rarement été aussi émue en écoutant un disque. On le sait qu'Halsey ne vit que pour conceptualiser ses albums, et au final, personne ne s'en est jamais plaint. Pour vous dire, If i can't have love, i want power est rentrée dans mon panthéon de références personnelles, que ce soit pour la musique ou le visuel. Elle a toujours eu ce truc d'allier histoire et image. Une sorte de live action, dans l'idée. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi elle ne crée pas ses propres opéra rock plutôt que de s'obstiner avec des concerts basiques. C'est con de se gâcher comme ça juste sur un point de détail. 


The Great Impersonator, son nouvel album, donc, est un hommage aux grandes figures de la pop culture de ces 50 dernières années et on apprécie forcément l'idée (je me love dans la nostalgie comme on bouffe un plat de pâtes au gruyère un soir de décembre). On y retrouve Dolly Parton, Stevie Nicks, Fiona Apple, Dolores O'Riordan, Britney Spears ou encore Amy Lee. Chaque titre est construit pour évoquer ces artistes, les imiter (roulements de tambours, d'où le titre). Mais là où on s'attendait à un plagiat à la con, Halsey met en lumière un truc auquel on pense pas tant que ça: chaque artiste que l'on aime, on ne l'aime jamais véritablement pour son ensemble, mais plutôt pour une raison précise. Et ça fait toute la différence, si on veut vraiment comprendre ce qu'on écoute. Un truc dans lequel on se retrouve, que ce soit dans la douleur, une expérience banale, un soda favoris en commun. Ce disque rappelle, ue c'est certes l'influence qui nous construit, mais qu'il y a toujours une part d'affect, une part d'humain, dans l'admiration que nous portons à nos artistes choisis. Vous ne retrouverez pas un ersatz de titre d'Evanescence mais la douleur dans l'interprêtation d'Amy Lee. Vous ne retrouverez pas la pop crétine de Britney mais l'icône générationnelle, seule, confrontée à sa propre maladie et la pression du star system tandis que le spectacle doit continuer. Vous ne retrouverez pas Fiona Apple et la colère de sa voix mais Halsey qui y prend le contre pied pour mieux servir un texte d'une rare violence, émotionnellement parlant.

Halsey est crevée. Lessivée. Psychologiquement, physiquement. Et ça se ressent. J'aime ce disque parce qu'il m'évoque ma jeunesse, tout en étant terriblement personnel, avec beaucoup de pudeur et de retenu. Et quelque part, ça m'a beaucoup fait de peine de la voir s'en prendre plein la tronche. Mais c'est pas forcément étonnant. Une femme qui ouvre sa gueule, ça posera toujours problème.

lonely is the muse



Vendredi soir. Je suis affalée devant The Bad Batch, avec un paquet de chips tomates séchées et vinaigre balsamique. J'ai pris ma douche à 4h de l'après-midi, uniquement parce que je voulais aller m'acheter ce pantalon flare en velours côtelé bordeaux que j'avais vu en vitrine en revenant de la gare. La journée n'a pas été productive, mais au moins, j'ai mon pantalon et mes chips à la con. 



Quand je bouffe des chips, je sais que mon état mental n'est pas génial. Il est un peu comme mon avenir, qui se résume donc à un paquet un peu gras: croustillant au début, too much en cours de route, pour devenir franchement rassis quand c'est sur le point de se terminer.

Après, c'est aussi une histoire de confort, dans lequel on se vautre, par facilité ou par lacheté (je sais pas dans quel camp vous vous foutez, je laisse ça entre vous et votre cervelle foutrac) (pas de jugement, on est dans le même bateau, pour celles et ceux à qui ça parle).  Les chips, c'est vraiment con, mais ça me ramène aux moments simples de l'existence: les fêtes entre copains, la première fois qu'on invite son mec dans sa chambre pour regarder un film pourri, ou encore zoner un vendredi soir dans son canapé, à rien foutre à part contempler le vide en slow mo.

Je sais, il m'en faut peu. J'y peux rien, tout m'inspire.

rio vidal



Pumpkin Spice Latte, coquillettes au cheddar, Aubrey Plaza en la Mort et beaucoup trop de Milky Way. J'adore Halloween, c'est plus fort que moi. Mon seul regret est de ne pas être américaine et donc de ne pas pouvoir profiter rééllement de cette soirée pour me déguiser en Anna Delvey.


Quelle icône, je meurs.

J'ai commencé à lire Only Lovers Left Alive de Dave Wallis. Je ne connaissais pas vraiment, je suis tombée dessus par hasard en trainant dans une librairie et mon adolescente pseudo rebelle aurait adoré lire ce bouquin à 15 ans (j'étais une gamine primaire, si ça parlait d'adultes crevés, de Londres en décrépitude et de gosses livrés à eux-mêmes, j'étais la cliente rêvée)(je rentre Peter Pan dans la même catégorie).

Ce qui me fait dire qu'il est temps que je reparte un petit peu au musée pour voir soit des jolies choses, soit des trucs ultra flippants. C'est tout naturellement que je vais essayer de me caler l'expo Zombis au Musée du Quai Branly qui a l'air d'être entre l'effroi et le wtf. Et puis ça faisait longtemps que je n'y étais pas allée, donc occasion parfaite à saisir.

En attendant, je continue de bouffer des bonbons. Faut savoir profiter de la vie. On se retrouve un peu plus tard!

what a waster



CREEPY HALLOWEEN, BITCHES!






he knows you're alone


En vieillissant, j'ai fini par admettre que j'aimais la solitude pour de mauvaises raisons. Je pensais que le choix de rester seule était comme un acte d'indépendance, un pied de nez face aux attentes des autres. Plus on allait vers moi plus je me coupais du reste du monde. J'avais l'impression que m'isoler m'offrait une forme de puissance, une liberté inattaquable. 

M'enfermer dans mon cocon me semblait une meilleure option. Quelque chose de plus simple, de plus confortable. Je me souviens de ce qu'il me disait tout le temps "ta peur de paraitre vulnérable finira par te faire crever". Je pouvais pas lui dire qu'il avait tort, de toute façon, il savait. Il savait toujours tout. C'était exaspérant. 

J'ai toujours eu un sérieux problème avec les failles.



J'ai repensé à ça en écoutant les Smiths. Sing me to sleep. Il avait l'habitude de me la chanter pour m'apaiser. Je regrette quand je lui ai dit que j'en avais absolument rien à foutre. J'ai toujours eu cette facheuse tendance à l'agressivité quand ça se rapprochait de trop près. C'est con, mais j'ai jamais su faire dans la mesure. Faire mal avant d'avoir mal, vous saisissez l'idée. Je suis très immature à ce jeu-là.

Donc, je suis là, à écouter les Smiths, dans la pénombre de mon petit cocon de merde. A faire mon éternelle auto-critique sans changer la moindre fréquence. Je me flagelle pour des mots prononcés, des mots sur lesquels je n'ai plus aucune prise. Donner le change, histoire de me dire que j'ai peut-être un peu grandi, de ce côté. Mais je ne change pas. Je reste désespèrement la même.

the great impersonator

 

Oh, Gabriette, the woman you are.





Comme vous l'avez compris, cette note n'était qu'une excuse pour poster des photos de Gabriette.

Et aussi pour vous dire toute ma joie de vivre dans un monde où Meryl Streep et Martin Short sont amoureux.

That's all folks!

it's funny how a single day could drag and drag while entire years just fly by in a flash



J'aime les histoires d'amour en cavale. De celles qui se terminent en général plutôt mal. Ca n'est pas pour rien si mon film favoris est La balade sauvage. Bien évidemment que ça ne se situe pas sur l'idée du couple idéal, mais la férocité des sentiments, que rien n'arrête, jusqu'à la mort... Je ne peux m'empêcher de trouver l'ensemble poétique. Je viens de finir River of Grass, de Kelly Reichardt. Le film m'attirait pour cette image de Lisa Bowman, marchant comme un funembule sur le bord d'une route qui ne la mène nulle part. Le personnage de Cozy, qu'elle interprête, a quelque chose de terriblement douloureux. Femme mariée coincée dans un mariage sans passion et une vie de famille qui l'ennuie profondément, elle se rêve danseuse et acrobate. Une nuit, dans un bar, elle rencontre Lee, un loser du même acabit qu'elle, sans emploi, et qui vient de récupérer un flingue. Par accident, ils tirent sur quelqu'un et pensent l'avoir tué. Commence alors pour ces deux ratés une cavalcade loupée, en grande partie par le manque flagrant de détermination de ses deux protagonnistes. Leur fuite est comme un road trip sans route, absurde et brouillon, reflétant les opportunités fumées de leurs existences respectives, embourbées dans leur propre stagnation. Un rêve américain sans rêve, en somme. Forcément que ça ne pouvait que me parler. Dommage que Lisa Bowman n'ai pas fait carrière après ce film...

Je réalise également que je ne me suis jamais vraiment penché sur la filmographie de Reichardt et qu'il serait temps que je regarde Wendy and Lucy, avec Michelle Williams (un road trip canin vers l'Alaska pour une vie meilleure) et puis aussi Certain women, gros quator composé de Michelle Williams (oui, encore elle, je l'adore), Kristen Stewart, Lily Gladstone et Laura Dern, paumées dans une petite ville du Montana (j'aime les petites villes du Montana, ça me rappelle les petites villes de là où j'ai grandi, sans le talent de Kelly Reichardt derrière la caméra) (entre vous et moi, valait mieux que je filme rien du tout).Et puis, je respecte beaucoup trop le genre indé. C'est vrai qu'il est souvent difficile de le définir, mais je crois que chez moi, il se traduit surtout par le besoin de se sentir un peu chez soi. Avec les mêmes doutes, les mêmes peurs, les mêmes rêves que les personnages qu'on y rencontre. Je pense que c'est la raison pour laquelle je suis autant attachée à cet imaginaire carte postale avec tons pastels. Il est doux et rassurant, et profondément humain, dans son éternelle déroute.

On se laisse avec le gros coup de coeur de la saison: le dernier Soccer Mommy, avec Driver en intraveineuse.

happy birthday to me



Aujourd'hui c'est mon anniversaire et je suis étonnamment de bonne humeur. Je ne sais pas si c'est grâce à la boîte de Quality Street sur mon bureau que je viens de m'enfiler ou seulement l'écoute de ce titre envoyé par Jéhanne (on se connait par coeur), mais dans tous les cas, cette trente septième année glisse sur moi. 

Pour la peine, je me suis achetée plein de carnets et des masques à me foutre sur la gueule. Faut aussi qu'on arrête de me coller dans les rayons kit créatif and co de chez Action parce que je suis ressortie avec une boite à musique à fabriquer soi-même (je me déteste dans ces moments là, si vous saviez). Je pense que je vais aussi reprendre la lecture de Viendra le temps du feu de Wendy Delorme, que j'avais un peu survolé parce que du mal à rentrer dedans (absolument incompréhensible quand j'y repense, je devais définitivement pas être dans un bon jour). 

Sinon, pas de bouquins ou de films à conseiller mais juste vous donner la liste des albums que je vais écouter ce week end en bouffant des pancakes lardons végétaux:
- Laura Marling Patterns in Repeat
- Soccer Mommy Evergreen
- Pom Pom Squad Mirror Starts Moving Without Me


Ouais, ça me parait être un bon programme.

interview with andrea sachs

 

Si tu pouvais revivre une décennie mode, laquelle choisirais-tu et pourquoi ? Les années 30. J'aimais leurs robes cintrées, les tissus fluides. 

Quel est le vêtement le plus extravagant que tu possèdes (ou aimerais posséder) ? Sans grande surprise, je voudrais avoir une robe du défilé Dolce & Gabbana haute couture printemps-été 2016.

Quelle est la tendance de mode que tu ne comprends vraiment pas ? Mettre une jupe ou une robe sur un jean. Même quand c'est bien foutu comme sur un editorial des années 90, ça m'évoque les red carpets des années 2000. Cette décennie aura tout gâché.

Si tu devais te décrire en trois vêtements, quels seraient-ils ? Un perfecto, un jean slim, une chemise oversized à carreaux.

Quel est le plus grand faux pas mode que tu aies commis ? D'après mon ancienne stagiaire, mettre mon tshirt dans mon jean.

Si tu pouvais échanger ta garde-robe avec celle d’une célébrité, qui choisirais-tu ? Mary-Kate Olsen.

Quel accessoire penses-tu qu’il devrait faire son grand retour ? Les broches. Je sais pas ce qu'on attend.

As-tu une pièce de vêtements ou un accessoire chargé d’une histoire particulière ? J'ai gardé un pull de ma grand-mère que je porte régulièrement.

Quelle est ta couleur de prédilection et comment l’intègres-tu dans ta tenue ? Le vert émeraude. Généralement, je le transporte sur mes chaussures, à talons compensés de préférence. J'aime porter des pompes colorées pour trancher avec mes tenues noires. 

Si tu devais créer un slogan pour ta philosophie de mode, quel serait-il ? Sois la punk que ton enfant intérieur aurait voulu être.

Quel est l’accessoire dont tu ne peux absolument pas te passer ? Les sacs.

Quelle est la première chose que tu remarques chez quelqu'un en matière de mode ? La coupe des fringues, si ça sied bien.

Si la mode était un langage, que dirait ta tenue actuelle ?
"J'abandonne".

Quel personnage de fiction, célèbre pour son style, t'inspire le plus ? Mickey Dobbs, Peyton Sawyer, Jen Lindley, Riley Carlson.

Quelle pièce de vêtement ou tendance te rappelle une période précise de ta vie ? Les dr martens. Ca m'évoque les bons moments passés en Angleterre.

lila's garden



Je sais pas écrire de la poésie en français. Enfin, de la poésie, on se comprends. J'ai jamais su faire ça. Quand les rimes viennent, c'est toujours dans un mauvais anglais. Là, j'ai ça qui tourne en boucle dans ma tête take me down to the river's edge, where the water swallows every pledge, let the current cradle my weary soul, in this stillness I find my whole et je me dis qu'en effet ce serait bien que je me trouve un coin sympa au bord de la rivière pour qu'elle y berce mon âme fatiguée mais qu'à bientôt trente sept ans, il faudrait aussi arrêter de se prendre pour l'enfant perdue d'Emily Dickinson et de Cat Power (oui, j'ai bientôt trente sept ans, regardez-moi faire n'en avoir rien à foutre et programmer une journée films d'horreur et gâteau forêt noire le 25 octobre) (au fait, j'ai regardé Suspiria cet après-midi avec Mia Goth et Dakota Johnson, rarement vu un navet d'une telle qualité).

Ma crève est en train de se transformer en bronchite bien méchante. A part bouffer des ramens, j'ai la force de rien. J'ai quand même fini un tableau qui va partir chez une amie de ma mère parce qu'elle l'adore. Ma reum m'a quand même dit de le signer "Stenia", parce qu'on sait jamais et c'est pour des trucs comme ça que je l'adore. C'est dans ces moments que ça me fait mal qu'on se soit cherché aussi longtemps sur des conneries alors qu'elle était quand même là, à sa manière. Saez avait raison, on est vraiment des gros cons quand on est jeune.

I got your heart in my hands like a puppet make it dance


I'll do this for now until I get my own thing
Found a girl and she's worth all of the pain
I drank the booze and she smoked on the marijuana
Five hour drive to spend the weekend in Sedona

Je déteste éprouver le besoin d'écouter une chanson en boucle. Ca me rend triste parce que c'est un peu comme si je la gâchais. A chaque fois, quand le délire me passe et que j'y retourne, quelques années plus tard, c'est toujours le même sentiment: de l'ennui mélangé à un peu de dégoût. Je crois que c'est un peu pour ça que je me méfie des histoires d'amour qui vont trop vite et trop fort. On bouffe l'autre à s'en coller la nausée, pour finalement le foutre dans un coin et le laisser prendre la poussière jusqu'à l'oubli le plus cruel qui soit. Je sais plus trop dans quelles circonstances, mais j'avais claqué ça, dans une de mes vieilles rédactions, au lycée: l'amour, c'est qu'un sentiment de passage (oui, je me cite, j'ai décidé de m'aimer comme Mélanie Laurent s'aime). En prenant de l'âge, je voudrais bien arriver à ça pour moi. Du tangible. Et apprendre à ne plus écouter un titre cent fois d'affilée.

Après, on est foutu comme on est foutu. Je crois que je suis comme mon vieux clebard. Plus personne n'arrivera à me faire bouger. Et puis mon obsession se tourne en ce moment sur trois chansons, donc ça me devrait laisser la possibilité de varier un peu et de pas trop sombrer dans la folie (j'ose même pas m'avouer le nombre de fois que j'ai branché Rebecca Black, Trust) (attention, si vous n'avez rien vu d'elle depuis Friday, je vous conseille de vous préparer une camomille et de vous s'assoir confortablement, c'est pas pour les petits joueurs).




Par contre, j'aurais bien qu'on me prévienne avant pour 070 Shake parce que je me suis penchée sur ses titres et je vous conseille fortement d'en faire de même si vous êtiez à la traine comme moi. Je suis tombée sur le clip Winter Baby / New Jersey Blues avec sa meuf du moment Lily Rose Depp et vraiment, ce sont les gens amoureux font vraiment les plus belles choses ensemble.



 Je crève d'envie de voir un film inspiré de cette vidéo.

sleep tomorrow but tonight go crazy


Mais comment voulez-vous que j'arrive à dormir après avoir écouté ce banger? Kris Jenner works hard but Bruno Mars works harder.

confessions of a loser - part IV

 

_ some random facts about me

je collectionne les objets en étain et je ne vis que pour la vaisselle en grès

quand je suis malade, je ne me nourris quasiment que de fruits et de brocolis (mon corps ne veut strictement rien d'autre)

je ne suis pas particulièrement attachée aux choses matérielles mais l'idée que mes poupées de porcelaire pourraient se casser un jour me plonge dans un désespoir total

je connais toutes les plantes qui peuvent tuer

je rêve d'avoir un jour un poulailler

je me brosse les dents le matin avant de manger / les céréales, c'est après le lait / et je dis pain au chocolat

les totebags, c'est la vie

on a trop sous estimé le leggins, c'est un confort incomparable

je n'aime pas m'assoir dans les transports en commun

j'aime dormir à l'hôtel. si j'étais riche, ce serait mon truc: vivre à l'hôtel

je préfère les crêpes au sarrasin

jackie loves johnser, ok?



Que serait un blog sans une photo de Chloe et de ses fesses ? 



J'ai une crève d'enfer. Je pensais que la dernière était passée mais je crois qu'elle s'était juste barrée par la porte pour revenir par la fenêtre. J'ai dormi onze heures d'affilée, ce qui ne m'était pas arrivée depuis des lustres et je pense que c'était exactement ce qui manquait à ma vie (en plus d'une tournée des All Saints avec date à Paris) (je vais attendre longtemps). 

Je me suis enfin branchée sur l'album de Chat Pile, Cool World et comment vous dire que j'aime ce groupe d'un amour féroce. Je trouve qu'il colle plutôt bien à mon esprit en ce moment, genre direction artistique de ma vie en parfaite cohésion.



Je me prépare aussi à aller voir L'amour ouf de Gilles Lellouche que tout le monde détruit et ça me met dans une situation assez inconfortable car je sens que les critiques sont justifiées mais je ne sais pas, y a un truc autour de la mise en scène, de cette histoire, que je trouve juste cohérente. J'en parlais justement avec Jéhanne et elle avait le même sentiment que moi. J'ai beaucoup de mal, d'ordinaire, avec l'amour passion, l'amour violence. Mais le peu d'images que j'en ai vu, il en ressort toujours quelque chose de beau et de poétique. Je sais pas si c'est les acteurs qui me font cet effet, la bande-annonce. Je me sens un peu comme piégée, ça parle à une personne en moi en sourdine depuis des années et qui a envie de se réveiller, juste pour ces 2h30. Ou peut-être que ça me rappelle un peu l'adolescente que j'ai été, un court instant. Je pense que je vais aussi lire le livre, parce que je crois que c'est clairement un projet qui ne va pas l'un sans l'autre. 



Ne soyons pas de mauvaise foi, je sais pas ce que vaut ce film pour l'instant mais l'affiche *coeur coeur coeut* (c'est le cas de le dire)


Sur ces bonnes paroles, je retourne à mon visionnage du pingouin avec Colin Farrell (je n'arrive pas à savoir si je regarde pour l'intrigue ou seulement pour essayer de deviner les traits de Colin à chaque scène) (spoiler alert, je n'y arrive pas). 



(and i love love love Sofia Falcone).