don't worry be happy


J’ai un truc avec les gens qui respirent le fun et les vacances. Pas les gens qui font semblant, ceux qui postent des photos de couchers de soleil et qui appellent ça de la joie de vivre. Non. Les vrais. Ceux qui ont cette légèreté naturelle, un peu inexplicable, comme si la vie leur avait remis un mode d’emploi que le reste d’entre nous a jamais reçu. Ceux qui arrivent quelque part et qui illuminent la pièce sans même s’en rendre compte, pendant que moi j’arrive quelque part et que j’évalue instinctivement les issues de secours.

Jamais les gens qui se prennent au sérieux. Ceux-là je les laisse entre eux avec leurs convictions et leur cortisol.

C’est peut-être pour contrebalancer. Parce que moi j’ai une tête constamment grave, le genre de visage qui fait que les inconnus dans le métro se demandent ce qui s’est passé, alors qu’il s’est rien passé, c’est juste ma tête. Mon air de troisième guerre mondiale imminente que je trimbale partout comme un attaché-case qu’on m’a donné à la naissance et que j’ai jamais su poser.

Pour le coup, l’actualité me donne raison en ce moment. Donc ma nécessité absolue, presque médicale, de ne chercher que des rires et de la joie est pleinement justifiée. C’est pas de la fuite. C’est de la survie. Nuance.

Vraiment, je vous aime mais je vous jalouse incroyablement. Vous qui vous levez le matin sans que le poids du monde vous tombe dessus avant le café. Vous qui riez facilement, qui prenez les choses comme elles viennent, qui avez cette capacité miraculeuse à être là sans être déjà ailleurs en train de tout analyser. Donnez-moi votre secret. Pas en podcast. Juste comme ça, entre nous.

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